29 sept. 2013

Une histoire d'hommes par ZEP


Editions Rue de Sèvres
18 €
Bande-dessinée contemporaine
64 pages

Un coup de poing malheureux a stoppé net l'ascension des Tricky Fingers, un groupe de rock formé par quatre copains dans les années 90. Seul Sandro, le chanteur, a su saisir sa chance et est devenu une rock star. Les autres ont rangé leurs rêves au placard et ont repris de leur mieux leurs existences ordinaires. Une vingtaine d'années plus tard, Sandro prend l'initiative d'inviter les trois autres pour un week-end chez lui dans la campagne anglaise. Étonnantes retrouvailles où les langues et les mémoires se délient, et malgré le single malt les souvenirs ont un drôle de goût. Réveiller le passé n'est jamais anodin et, de cette Histoire d'hommes, certains ne sortiront pas indemnes.
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Mon avis :

L'univers de la bande-dessinée m'intéressait beaucoup, en effet je n'en avais jamais lu sauf quelques Titeuf ou Cédric quand j'étais enfant. Mais ici c'est une bande-dessinée pour adulte que ZEP nous a pondu. Les thèmes abordés le montrent très bien, sexe, drogue, alcool etc. C'est donc avec plaisir et beaucoup d'attentes que je me suis lancé dans cette petite lecture et j'en suis ressorti ravi malgré que je sois un peu frustré par la petitesse du texte, n'ayant pas l'habitude, ces 64 pages m'ont paru trop courtes et c'est pour cela que je ne peux pas considérer cette bande-dessinée comme un coup de coeur malgré que celle-ci le mériterait bien.

On découvre 4 personnages bien différents : Sandro, Frank, JB et Yvan. Ils ont tous une personnalité bien distincte. Frank est mon favori car malgré les thèmes abordés, il apporte de la gaieté dans l'histoire, avec ses répliques tordantes et sa jovialité. Il prend tout à la légère, notamment le fait qu'il soit à l'origine de la séparation du groupe. Explication : "[..]et ce n'est pas moi qui ai anéanti le groupe, c'est Frank, je vous le rappelle. - Woh.. J'ai juste pété le nez d'un type de la BBC !" Ceci n'est pas un spoiler, c'est d'ailleurs l'extrait se trouvant au dos de la bande-dessinée, mais j'ai préféré vous mettre un vrai résumé en introduction. Sandro, JB et Yvan sont aussi des personnages intéressants quoique Sandro soit un peu trop arrogant à mon goût.


J'ai beaucoup aimé l'histoire même si 60 pages, c'est trop court pour moi. La grande majorité est faite de flash back où on voit la vie des 4 amis lorsqu'ils étaient encore un groupe. On en apprend beaucoup sur eux. On revit d'ailleurs la fameuse scène du cassage de nez par Franck, sa crise d'hystérie. On apprend comment Sandro est devenu une rock star, par quels moyens. L'histoire se finit par une révélation dont un des personnages ne va pas sortir indemne, c'est très touchant et.. une petite boule s'est formée dans mon ventre. Par contre, j'aurais réagi beaucoup plus mal que cette personne et je n'aurais pas pardonné. C'est une bande-dessiné rock, j'ai vraiment apprécié car le rock, c'est la vie. Zep a écrit un très bon scénario et ses dessins sont géniaux, ils ont beaucoup évolués depuis Titeuf, c'est indéniable. L'objet livre est splendide, les feuilles sont cartonnées et les couleurs sont très belles, elles changent en fonction de l'époque, en fonction des scènes, j'ai trouvé ça vraiment original.

Je suis donc conquis par cette lecture et je vous la conseille. A lire rien que pour le message qu'elle transmet , l'amitié c'est sacré. Maintenant, j'ai envie de lire des bande-dessinée plus souvent mais j'avoue que je trouve les prix abusés vu la petitesse de celles-ci.. Mais bon, un petit écart de temps en temps, pourquoi pas ?


" Le malheur, je le connais bien. Je m'y sens chez moi. "

Les Justes par Michael Wallace


Editions MA, collection Pôle noir
17.90 €
Thriller
300 pages

Par une froide nuit du désert de l’Utah, une jeune femme s’enfuit de chez elle, sa petite fille de trois ans endormie dans ses bras. Elle sera retrouvée morte, la gorge tranchée et la langue arrachée, quelques heures plus tard. La fillette, quant à elle, a été ramenée dans son lit saine et sauve. Les habitants de Blister Creek souhaitent que cette affaire soit résolue au plus vite, et en toute discrétion. Ils sont membres d’une communauté mormone dissidente dans laquelle la polygamie est de rigueur, et ne veulent, à aucun prix, que des informations sur leur mode de vie filtrent dans le « monde extérieur ». C’est un des leurs qui va mener l’enquête : Jacob Christianson, fils d’un patriarche respecté, et accessoirement cousin de la victime. Avec l’aide de sa sœur adolescente, Eliza, Jacob commence à enquêter sur ce meurtre. Il va bientôt mettre au jour un monstrueux secret, qui pourrait détruire les fondements même de leur église...

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Mon avis :

Aïe aïe aïe, quel coup de cœur. ENFIN, ENFIN une excellente lecture chez MA, ça m'avait manqué. J'avais hâte de découvrir ce livre, de part son résumé et sa particularité, en effet, l'histoire se déroule au sein même d'une communauté mormone et cela m'intriguait beaucoup. J'ai été surpris par la richesse du récit et les précisions sur cette religion. « Vivre » en quelque sorte dans cette communauté le temps d'une lecture fut très plaisant.

On suit Jacob Christianson et sa sœur, Eliza. Ils vont enquêter sur le meurtre de la jeune femme retrouvée morte, la gorge tranchée et la langue arrachée (bouuuuh, en plus cette scène est.. très très bien décrite, de plus, la langue n'est pas partie du premier coup, sinon ça ne serait pas drôle). Ils sont très attachants, matures pour leurs âges et ont une résistance mentale incroyable. Leur amour fraternel est très très fort. Ils sont les personnages les plus présents dans l'histoire mais on a l'occasion d'en découvrir énormément, et je dois dire qu'il faut s'accrocher car les personnages arrivent de tous les sens, en masse. On découvre la quasi totalité de la communauté mormone. Certains personnages sont intéressants, les Mexicains par exemple. D'autres sont détestables et je ne peux que vous citer les Kimball, père et fils ! C'est vraiment des pourris. Le premier qui me dit qu'ils sont appréciables euuuh, moi je vous dis qu'Al Capone est un pacifiste. C'est la même connerie.

J'ai adoré l'histoire, cette intrusion dans cette communauté mormone. Tous ces secrets, ces non-dits.. C'est passionnant. Ce thriller est époustouflant, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. Je tiens à préciser qu'il y a un peu de religion dans ce roman, bien évidemment. Cela n'en reste pas moins intéressant et j'ai même trouvé ça sympathique. Le côté enquête du roman est génial, avec ce début in medias res, je fus comblé. Dès le premier chapitre, on est au coeur de l'action, on est spectateur du meurtre d'Amanda Christianson [et oui, c'est la cousine de Jacob et Eliza, ce qui confirme le fait qu'ils ont un mental d'acier, ils sont adolescents et en charge de retrouver l'assassin de leur cousine..] et c'est vraiment bien décrit, les petits détails ne sont pas oubliés. Le roman est assez complexe car plusieurs faits s'emboîtent, il ne faut donc pas perdre le fil de la lecture mais personnellement, j'ai tellement été happé par l'histoire que j'ai lu le livre d'une traite donc je n'ai pas eu l'occasion de me perdre. Par ailleurs, les événements sont très bien décrits donc je pense qu'il n'y aura pas trop de problèmes à ce niveau-là. J'ai aimé l'écriture de Michael Wallace, j'ai aimé l'action omniprésente, j'ai aimé les révélations et j'ai encore aimé beaucoup de choses. Et je suis ravi car Les Justes aura une suite et je ne peux pas demander mieux !!

Je suis donc ravi par ma lecture, c'est un coup de coeur bien mérité. Je conseille ce livre sans hésitation, il vaut le coup d'oeil et je pense qu'il n'y a pas moyen de s'ennuyer ou même de ne pas aimer. Je ne m'attendais pas à apprécier autant, il faut dire qu'après mes nombreuses déceptions chez MA, je n'avais pas envie de me lancer dans une nouvelle lecture, mais celle-ci fut la bonne et je suis réconcilié avec cette maison, du moins je l'espère, je ne veux pas que ma prochaine lecture dans cette édition soit mauvaise, mais il sera dur d'arriver au niveau de ce roman.



" Dieu n'interfère pas dans le libre arbitre des hommes. Il ne peut empêcher toutes les choses horribles d'arriver. "

28 sept. 2013

Dorian Gray, le portrait interdit par Oscar Wilde et Nicole AudreySpector


Editions MA, collection Pôle roman
14.90 €
Erotisme classique
224 pages

Dès sa parution, Le Portrait de Dorian Gray, accusé de prôner l'hédonisme et de saper les fondements de la morale, connut un énorme succès. En 1890, le Daily Chronicle écrivait que le roman d'Oscar Wilde risquait de « contaminer les jeunes esprits qui le liraient ». Eh bien, critiques victoriens, accrochez vos ceintures et préparez-vous à affronter Dorian Gray - Le Portrait interdit de Nicole Audrey Spector : encore plus torride, obscène, excitant, brûlant et moralement corrompu que l'histoire originale d'Oscar Wilde ! Redécouvrez ce célèbre roman qui retrace la déchéance morale d'un jeune et beau Londonien séduit par l'art et la beauté, ainsi que sa poursuite effrénée et cruelle du plaisir. Rencontrez l'artiste Rosemary Hall, suivez-la dans sa chute inexorable due à son désir charnel pour l'inoubliable Dorian Gray – un conte à la fois familier et nouveau grâce à l'introduction d'un érotisme savamment dosé dans l'un des romans les plus appréciés au monde. Mélange de débauche victorienne à l'ancienne et d'érotisme décomplexé du XXIe siècle, ce classique habilement imprégné de sexe vous donnera envie d'en lire d'autres !

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Mon avis :

Je n'avais pas du tout envie de lire ce livre après avoir lu la chronique de Megworld qui m'a franchement effrayé. C'est donc avec nonchalance que je me suis lancé dans cette lecture. Et à ma grande surprise, j'ai beaucoup aimé. Pas au point d'en faire un coup de coeur mais c'est une très belle histoire. Après cette lecture, j'ai très envie de découvrir l'oeuvre originel d'Oscar Wilde, car oui, je ne l'ai pas encore lu. C'est pour ça que je vais chroniquer Dorian Gray, le portrait interdit, et non le portrait de Dorian Gray, je ne vais pas pouvoir rapprocher des événements ou bien même comparer les deux oeuvres. J'ai quand même appris que dans cet ouvrage le peintre est une femme et non un homme. Et que la personne qui va débaucher Dorian est aussi une femme.

"La riche senteurs des roses emplissait l'atelier, et lorsqu'une brise d'été agitait doucement les arbres du jardin, le lourd parfum du lilas et la fragrance plus délicate de l'églantier en fleur [...] ce souffle léger imprégné de parfum vint chatouiller la nuque de Rosemary Hall, caressant ses fins cheveux." Je ne sais pas vous, mais moi, rien que cette introduction me donne l'eau à la bouche. L'écriture est très belle et je me suis dit que si c'était comme ça toute ma lecture, j'allais adorer. Et effectivement cette si belle plume dure tout au long du roman, l'écriture est un gros point fort même si je pense qu'en grande partie, ce n'est pas de Spector mais de Wilde.

Dès les premières pages, on découvre Rosemary, elle est peintre et elle va être très importante dans l'histoire. C'est une jeune femme très attachante, elle a un caractère très doux et c'est avec plaisir qu'on la suit. C'est mon personnage favori. Elle m'a touché. On découvre ensuite un personnage un peu beaucoup moins attachant. Il s'agit d'Helen qui est l'amie de Rosemary. Du moins elle est censée l'être, plusieurs fois je me suis demandé si elle tenait vraiment à celle-ci, notamment lorsqu'elle jette son grappin sur Dorian alors qu'elle sait que Rosemary est tombée sous son charme. C'est pour ça que j'ai eu du mal avec ce personnage, mais par la suite on comprend pourquoi elle fait ça donc à la limite je l'aime bien mais d'autres traits de son caractère sont détestables, ce qui fait que j'ai un avis très mitigé sur cette Helen. On a aussi l'occasion de découvrir Dorian Gray, bien évidemment puisque c'est vraiment le personnage central de l'histoire. Il est très intrigant et très intéressant, j'ai beaucoup aimé son côté mystérieux et son côté "noir".

L'histoire est très belle. Une jeune peintre qui est sous le charme de son modèle, le côté fantastique qu'on voit peu à peu s'installer, les relations qui unissent nos personnages. Cette débauche morale omniprésente. J'ai vraiment accroché. Par contre, à la base ce livre est dit érotique. Je n'en avais jamais lu et j'avoue que je ne comptais pas en lire de sitôt, pas du tout même, ça ne m'intéresse pas. Je n'avais d'ailleurs pas vu la mention érotique sur ce livre et heureusement car sinon, je ne l'aurais pas lu. C'est vrai qu'il y a énormément de sexe, c'est très violent, très trash, vulgaire à souhait mais à ma grande surprise, cela ne m'a pas particulièrement choqué. Je suis passé outre pour apprécier pleinement l'histoire. Je n'ai pas été choqué mais je confirme le fait que je ne relirai probablement jamais de livres érotiques, ce n'est pas ma came. LA grosse révélation du bouquin ne m'a pas surpris, mais alors pas du tout. Je m'y attendais car j'avais deviné très rapidement en quoi elle consistait. Le style d'Oscar Wilde/Nicole Audrey Spector? est à souligner, j'aime beaucoup et c'est ce qu'il y a de mieux dans le roman.

En gros vous l'avez peut-être compris, c'est un avis en demi-teinte mais qui penche plus vers le positif. Je conseille cette lecture mais il faut bien savoir que par érotique, on sous-entend trash. Ce n'est donc pas pour tout le monde. [Petite précision qui ne sert à rien : le livre est édité chez MA, édition que j'aime beaucoup. Cependant, Dorian Gray le portrait interdit est beaucoup plus petit que les autres romans de l'édition et je trouve ça bien dommage..]

 
" Je l'aime et je veux qu'elle m'aime encore. Elle élève mon âme. Mon dieu, Helen, comme je l'adore ! Elle est un génie et pourtant elle n'a aucune notion prétentieuse de ses pouvoirs. Elle est pure, généreuse et aimante. Elle pourrait me donner tout. "

26 sept. 2013

Juste une ombre par Karine Giebel


Editions Fleuve Noir
20 € (DISPONIBLE EN POCHE)
Thriller
501 pages

Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde. Tu manipules ? Tu deviendras une proie. Tu domines ? Tu deviendras une esclave. Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t'imposer dans ce monde, y trouver ta place. Et puis un jour... Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi. À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche. Juste une ombre. Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré. On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres. On t'observe jusque dans les moments les plus intimes. Les flics te conseillent d'aller consulter un psychiatre. Tes amis s'écartent de toi. Personne ne te comprend, personne ne peut t'aider. Tu es seule. Et l'ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos. Ou seulement dans ta tête ? Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard... Tu commandes ? Apprends l'obéissance. Tu méprises ? Apprends le respect. Tu veux vivre ? Meurs en silence...

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Mon avis :

Comment vous expliquer le coup de cœur que j'ai eu pour Juste une Ombre? Cela va être difficile tellement j'ai apprécié. C'était mon premier Giebel et je suis totalement convaincu. Karine Giebel est sans conteste l'un des meilleurs auteurs français tout genres confondus. Elle est auteure de thriller et pour le moment, Juste une Ombre est le meilleur que j'ai pu lire.

On suit Cloé, une héroïne tellement attachante de part son histoire personnelle - Je cite par exemple l'événement effroyable qui a changé la vie de sa famille, et particulièrement celle de sa petite soeur -. Elle sent et sait qu'elle est suivie mais quasi personne ne la croit, tous pense qu'elle est folle. Il y a de quoi c'est sur, mais elle n'a aucun soutien. Que ce soit par son petit copain ou sa meilleure-amie. S'installe donc une sorte d'empathie envers cette héroïne. Une seule autre personne l'a croit, et c'est ici qu'on découvre le deuxième personnage principal de l'histoire, Alexandre Gomez, ce policier antipathique très intrigant. C'est un personnage à deux faces. C'est un homme très dur avec ses collègues et il change du tout au tout au sein de son foyer. C'est deux personnages que j'ai adoré suivre.

L'histoire est excellente, il y a une bonne trame. Cloé est épiée mais l'épieur ne laisse aucune trace, pas même une trace de poussière ou bien même un brin d'ADN. C'est comme s'il n'existait pas. Cloé va en faire les frais plusieurs fois, lorsqu'elle appelle la police et qu'ils ne trouvent rien à son domicile, lorsqu'elle veut expliquer son histoire à sa famille... Ils lui conseillent tous de se reposer, mais nous, lecteurs, savons pertinemment que ce rôdeur existe vraiment. Et ça rend la chose encore plus effrayante puisque personne n'est là pour la protéger, mais ça c'était avant qu'arrive Alexandre. Et ça m'a fait du bien car j'angoissais à moooort. Malheureusement, ça ne va pas empêcher monsieur x de persécuter Cloé. D'un côté c'est génial car c'est dans ce jeu du chat et de la souris que repose l'histoire. Le frisson est garanti et c'est tellement bon. On n'a pas le temps de s'ennuyer car on va de surprise en surprise, on apprend constamment quelque chose d'utile pour la suite.. C'est très rythmé. THE révélation qui est l'identité de monsieur x est SURPRENANTE, je ne m'y attendais pas du tout et je ne comprends toujours pas. Karine Giebel est très très forte pour manipuler les lecteurs. C'est incroyable. Je suis tombé amoureux de son écriture noire.

Je ne sais comment vous expliquer la sensation que j'ai ressenti en refermant ce livre. La fin est tellement triste mais elle redonne espoir pour une possible fin meilleure. J'espère de tout coeur une suite pour justement voir l'évolution de cette fin ouverte même si je n'y crois pas trop, malheureusement. Mon imagination va devoir faire son boulot, même si jamais, au grand jamais ça ne sera aussi bien qu'une possible suite écrite par Giebel.

Je pense que vous avez compris, Juste une Ombre est un gros coup de coeur. Je l'ai lu début juillet et je m'en souviens encore très bien. C'est vraiment une excellente lecture, vous ne pouvez pas passer à côté. De plus, le livre est disponible en poche donc.. fonceeeeeeeeeez. Je l'ai lu dans le cadre du mois de Karine Giebel sur Bookenstock et je ne le regrette pas une seconde, merci les filles !




" La mort n'est pas une fille facile. Elle se refuse à ceux qui la veulent, se donne à ceux qui la repoussent. "

22 sept. 2013

TAG : The Versatile Blogger Award


Les règles :

- Célébrer l’initiative en arborant fièrement le logo en haut du post dédié.
- Remercier chaleureusement le blogueur, la blogueuse qui vous aime et vous le fait savoir.
- Lister sept petites choses vous concernant.
- Nommer Quinze blogueurs méritants.
- Prévenir les quinze Blogueurs que vous avez exprimé tout votre amour à leur intention.

Je te remercie fortement Mes petites lectures pour m'avoir tagué, ça me fait très plaisir. J'aime beaucoup ton blog, avec ses avis divers et variés, bien structurés et très représentatifs de ton ressenti. J'ai envie de regarder Black Swan et de lire Au coeur du silence le plus vite possible grâce à tes avis.

Les sept petites choses me concernant

Je suis 100% picard et j'en suis fier.

Je souhaite travailler dans le domaine médical.

Je suis contre le soleil, je n'aime pas la chaleur. VIVE LE VENT, VIVE LE VENT, VIVE LE VENT D'HIVER.

J'ai rencontré des personnes sur la blogo qui comptent beaucoup plus que certaines personnes IRL.

J'aime insulter mes amis, oui oui. 

Je rêve de vivre au Canada.

Je ne peux pas vivre sans livres et sans musique.

Les quinze blogueurs méritants

Caroline de CaroVerdeLivre
Noëline de FadaOfBooks
Claudia de Lecture-de-livres
Anne-Charlotte de Galadelivres
Justine de FairyNeverland
Justine de Lire-une-passion
Margaud de La-liseuse
Julie des EnviesdeJulie
Cali du Calidoscope 
Mandy de Meadowsofheaven
Jordan de Wandering-World
Marvin de Forbiddenbook
Kevin de Palace-of-books

15 sept. 2013

La vengeance de Baudelaire par Bob Van Laerhoven


Editions MA, collection Pôle noir
17.90 €
Historique Thriller
291 pages

Paris, septembre 1870, la guerre fait rage. Les premiers obus tombent sur la ville assiégée. Les ouvriers meurent de faim tandis que l’aristocratie se réfugie dans l’orgie et le spiritisme. C’est dans cette atmosphère chaotique que Paul Lefèvre, énigmatique commissaire assidu des maisons closes parisiennes, et son ami, l’inspecteur Bernard Bouveroux, homme curieux et cultivé, auront à résoudre une série de crimes hors du commun. Toutes les victimes portent un message, sous forme de vers extraits du très controversé recueil Les Fleurs du mal de Charles Baudelaire, mort trois ans auparavant. À mesure que l’enquête progresse sur un chemin encombré de subterfuges et de mensonges, les masques se craquèlent puis tombent, jusqu’à révéler un obscur secret au sein même de la famille Baudelaire.

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Mon avis :

Lorsque j'ai vu que ce livre allait sortir chez MA, je m'y suis tout de suite intéressé car le thème et l'époque me plaisaient beaucoup ! J'avais une forte envie de retourner au temps de Baudelaire, malheureusement, je n'ai pas été séduit, ou du moins pas autant que je l'aurais espéré..

Je n'ai pas su cerner les personnages, on ne sait pas trop qui et qui, quels sont les rôles de chacun. Malgré tout, j'ai aimé suivre Paul Lefèvre, le commissaire chargé de l'enquête. C'est un peu un anticoformiste. On le retrouve souvent avec une fille de joie qui s'avère être très importante dans l'histoire. Le caractère de Lefèvre est attrayant, il sort des sentiers battus. On va en apprendre beaucoup sur lui et ce sont des informations très intéressantes. J'ai aussi beaucoup aimé son collègue, Bernard Bouveroux bien qu'à côté de celui-ci, il ne fasse pas le poids. Bouveroux est très attachant, le suivre est agréable.

LE point positif de ce livre c'est sans conteste le début in medias res, j'adore ce genre d'introduction. On est balancé sur la scène de crime sans blabla inutile, on est littéralement pris dans l'histoire. On découvre le premier meurtre, et ça ne sera pas le dernier bien au contraire, il y a la dose. J'ai beaucoup aimé le fait de retrouver sur chaque cadavres un extrait des Fleurs du mal, c'est original et lire quelques morceaux de la poésie de Baudelaire m'a plu. L'intrigue est bien mené, le contexte histoire est là mais il m'a manqué un petit quelque chose, peut-être l'angoisse ? Lors de ma lecture, je n'ai pas frissonné une seule fois et quand je lis des thrillers, c'est très rare que ça ne se produise pas. Le fin mot de l'histoire est extraordinaire, je m'attendais à tout sauf à ça. Malheureusement cela a été bâclé. Au vu de cette fin surprenante, j'aurais bien voulu plus d'informations. L'auteur aurait dû l'approfondir au lieu d'épiloguer sur certains passages beaucoup moins importants. J'ai d'ailleurs trouvé le style de l'auteur assez redondant et lourd, je ne me voyais pas lire 100 pages de plus.

En conclusion, puisqu'il y a plus de points négatifs que de positifs, c'est une déception. Je suis chagriné d'avoir de nouveau une déception chez MA, qui est une édition que j'apprécie [pour la saga Francesca, Chambre Froide et le Cri de l'ange notamment] beaucoup. Je ne sais pas si je dois vous conseiller ce livre car les goûts et les couleurs ne se commandent pas, il est possible que vous lisiez et appréciez ce livre. Alors c'est votre choix, si vous êtes un fana du XIXe siècle et de Baudelaire, je pense que La Vengeance de Baudelaire peut vous satisfaire.

Je remercie Gilles Paris pour cet envoi, celui-ci m'a permis cette découverte, qu'elle soit bonne ou mauvaise.


" La photographie est un enfant de ce siècle. Elle rend visible l'invisible. Il y a d'abord eu la lanterne magique ; à présent, ce sont des sels et des produits chimiques bien précis qui, plongés dans des bains révélateurs et guidés par la main d'un spirite expérimenté tel que moi, évoquent des démons et des morts. "

2 sept. 2013

Le mois de Karine Giebel


Une nouvelle fois, Book en Stock met un auteur francophone en avant. Pour ce mois de septembre l'heureuse élue est Karine Giebel, auteur de plusieurs thrillers à succès. J'ai eu l'occasion de lire Juste une ombre grâce à l'énorme générosité de Dup et Phooka que je remercie énormément. Ce fut une lecture très divertissante et un gros coup de coeur, vous aurez mon avis complet un peu plus tard dans la semaine. Soyez-patient hihi! 

Si vous avez des questions à poser à Karine Giebel, c'est par ici que cela se passe.


Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde. Tu manipules ? Tu deviendras une proie. Tu domines ? Tu deviendras une esclave. Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t'imposer dans ce monde, y trouver ta place. Et puis un jour... Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi. À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche. Juste une ombre. Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré. On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres. On t'observe jusque dans les moments les plus intimes. Les flics te conseillent d'aller consulter un psychiatre. Tes amis s'écartent de toi. Personne ne te comprend, personne ne peut t'aider. Tu es seule. Et l'ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos. Ou seulement dans ta tête ? Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard... Tu commandes ? Apprends l'obéissance. Tu méprises ? Apprends le respect. Tu veux vivre ? Meurs en silence...